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Vogelsang


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La guerre froide commence à la fin de la seconde guerre mondiale. Il faut protéger le pays de l'invasion possible des troupes soviétiques.

La Belgique se voit attribuer un couloir de 60km de large et de 250km de long qui relie la Belgique à l'Allemagne de l'Est.

L'historique de Vogelsang se trouve ici. Sur cette page nous nous limitons à la périodes des Forces Belges en Allemagne.


RIAS BERLIN et MÜNCHEN AFN... Qui sait encore ce que ces noms veulent dire?

Rundfunk im amerikanischen Sektor (612kHz) était un émetteur de radio dans le secteur américain de Berlin après la seconde guerre mondiale. Le programme en allemand était particulièrement destiné aux habitants de la république démocratique d'Allemagne (RDA), la partie de l'Allemagne située derrière le rideau de fer.

AFN (American Forces Network) était l'émetteur des forces américaines. les programmes étaient en anglais, mais étaient fort prisés par la population locale à cause de la musique diffusée à l'époque: le jazz, le blues, le rock 'n' roll,...

Mais l'Allemagne de l'Est avait également ses programmes en ondes moyennes et ondes longues (les indications ne se trouvent que sur les postes en provenance du bloc de l'est. L'émetteur allemand correspondant était Stimme der DDR. Les militaires russes avaient également un émetteur, Radio Wolga sur 261kHz.

C'est dommage qu'on parle tellement peu de l'utilisation du camp par les foces belges. Combien de temps a duré l'apogée nazie? Une dixaine d'années, alors que les forces militaires belges sont restées dans le camp pendant 50 ans.

Sans la présence des formes armées, le camp n'existerait plus actuellement, on oublie chaque fois de le préciser. Ce sont les belges qui ont restauré les batimenst à la fin de la guerre.

Les forces alliées restent en Allemagne à la fin de la guerre, d'abord pour éviter que les allemands ne recommencent à s'armer, mais au bout de quelques années, l'ennemi devient le Russie.

Le camp de Vogelsang fait partie de la zone d'occupation militaire belge après la seconde guerre mondiale (lire l'article à droite). Les forces militaires belges restaurent le complexe qui n'a pas trop souffert de la guerre. Deux batiments touchés par les bombes ne sont pas reconstruits (Kameradschaftshäuser).

Les Forces Belges en Allemagne sont partfois appellées "la Dixième Province". Camp Vogelsang avait sa propre infirmerie, son dentiste, une école, une église, un bureau de poste,...

Les fondations du batiment "Haus des Wissens" (maison des sciences) qui n'a pas été terminé seront utilisées pour la construction de la caserne Van Dooren, qui hébergera 900 militaires. La maison des sciences n'a jamais existé que sous forme de plans et aurait dû s'étendre jusqu'à l'auditorium: c'est pour vous donner une idée de la grandeur du batiment.

L'auditorium qui n'existait que sous forme de fondaisons deviendra un cinéma pour les militaires. On a utilisé les plans d'origine de Clemens Klotz établis en décembre 1938 et c'est ainsi qu'il y une cour d'honneur intérieure dans la salle de cinéma. La salle de cinéma établie dans les années 1950 n'est plus modifiée par après et est donc un exemple unique des salles de cinéma de l'après guerre. Ce batiment est classé.

Le cinéma était appelé la Crypte par les militaires belges, à cause de son emplacement en contrebas.

On installe au milieu du camp une pompe à essence pour les militaires. La station service reprend les éléments typiques d'une station-service de l'après-guerre et ne sera jamais modifiée. La station service sera également classée monument historique quand les militaires belges quittent le camp.

La caserne et ses dépendances forment une bulle historique où les promoteurs immobiliers n'ont pas eu de prise: les dernières constructions datent des années 1950 et sont toujours dans l'état d'origine.

On construit également des batiments en tôle le long de la route qui mène au camp. Il n'y avait en effet pas assez de place, car Vogelsang est une base très importante et il y a des militaires de différents pays de l'OTAN qui viennent s'exercer (artillerie et chars). On voit encore quelques batiments le long de la route.

A partir de 2006, le camp devient accessible au public. Une partie des batiments est transformée en musée et la salle de cinéma est utilisée pour l'administration des réfugiés. Les autres batiments ne sont pas utilisés.

Tous les batiments sont maintenus, et on y retrouve des inscriptions en néerlandais et français: école, infirmerie, etc. La caserne Van Dooren, le seul batiment important construit après l'époque nazie devrait être démolie à terme (mais ce n'est pas encore sûr). On a tenté d'y installer des réfugiés syriens, mais le batiment n'était pas vraiment adapté à cette fonction, on a préféré les placer en dehors du camp même.


Caserne Van Dooren


La construction en bois contenait la sirène du camp. Le chateau d'eau servait également de tour de reconnaissance. Pendant la période belge, le mur intérieur était utilisé pour faire de l'alpinisme. On voit toujours un symbole de la présence des foces belges au dessus de la tour.


Tous les batiments recoivent un numéro, aussi bien les batiments d'origine que ceux ajoutés par les belges. On voit encore le numéro sur la plupart des batiments.

Le gîte d'hôtes K13 utilise le batiment 13, qui était également appellé Redan par les belges. Les officiers y logeaient.

Le nom "Malakoff" du batiment principal signifie cachot. Ce terme a été utilisé pour la première fois pour le chachot de Bourg-Léopold (Léograd pour ceux qui y ont servi). Le nom est ici utilisé pour tout le batiment où se situait le corps de garde (police mailitaire), mais également l'infirmerie, l'école et l'église (dans l'autre aile).

Il est possible de grimper dans la tour d'observation (6€ en 2018), et c'est là aussi qu'on se rend compte que les guides connaissent très peu de la période des Forces Belges en Allemagne. On pourrait croire que les allemands sont plus gènés de la période FBA que de la période nazie (indiquée "NS" dans les documents, au lieu de "nazi").

Quand le guide montre l'église de Wollseifen à l'horizon, c'est pour dire que les belges ont forcé l'évacuation des habitants du village. Non ce sont les anglais qui ont expulsé les habitants, pas les soldats belges.

"A droite vous voyez le pont Victor Neels, qui était le dernier commandant du camp". Non, Victor Neels était le 4° commandant de camp belge (1970-1980), il y en aura encore 5 après lui. Sur la photo, on voit également le monument du porteur de drapeau. Le terrain autour du monument était utilisé comme parking.

Forces Belges en Allemagne (FBA)

Après la seconde guerre mondiale, Ordensburg Vogelsang sera utilisé d'abord par les anglais et puis par l'armée belge. Le public n'était pas au courant de l'existance de ces camps, car ils étaient situés sur des terrains militaires où les civils ne pouvaient pas pénétrer. Ce n'est qu'après que les camps ont été remis aux autorités civiles, que les historiens, les chercheurs et finalement le public se sont interessés aux camps.

Les forces alliées qui ont envahi l'Allemagne nazie resteront sur place pendant de nombreuses années. L'armée belge est présente dans la zone anglaise, mais reçoit une zone propre en 1946. En 1949, l'OTAN est crée pour former un bouclier contre les armées russes. En 1955 la République Fédérale d'Allemagne (RFA) en devient membre et l'armée d'occupation se transforme en armée de protection. Dans les années 1950, plus de 40.000 soldats belges seront casernés en Allemagne.

C'est la 1e brigade d'infanterie (la célèbre Brigade Piron) qui est casernée en Allemagne. Le blason reprend le texte SCUTUM BELGARUM, le bouclier de la Belgique. La brigade Piron a été formée en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale et a participé à la libération de la Belgique en 1944.

Les Forces Belges en Allemagne étaient surnommées “la dixième province” et de nombreuses familles y vivaient continuellement. Il y avait des écoles, des infirmeries, des magasins. Le code postal de la zone était 4090, qui indiquait son rattachement à la province de Liège contiguë.

Le service militaire était obligatoire et de nombreuses personnes mobilisées opteront pour un séjour en Allemagne (plus court que le service militaire en Belgique). Le camp le plus connu était Soest.

A la fin de la guerre froide, le nombre de soldats est réduit et les camps ferment les uns après les autres. De nombreux militaires qui ont entre temps fondé une famille en Allemagne resteront sur place. Les derniers soldats quitteront le territoire allemand en 2005 (camp de Vogelsang).


Blason des Forces Belges en Allemagne sur le batiment principal (Malakoff)

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