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J'ai commencé à expérimenter avec différents systèmes de flashes esclaves dès l'avènement de la photographie numérique. En effet, les appareils numériques permettent de vérifier directement le résultat.

Il existe plusieurs systèmes pour commander un flash électronique à distance. Il vous faut au minimum un ou deux flashes externes et un système de déclenchement.

Plusieurs situations peuvent se présenter:

J'ai fabriqué des tas de flashes esclaves, allant d'un petit flash sur secteur de 20J (récupéré d'un petit stroboscope) à un flash de studio de 500J fonctionnant sur batterie de 12V (pour les shootings en extérieur style urbex):

Le mode TTL n'est plus possible, car le préflash d'évaluation fait se déclencher tous les flashes, qui n'ont alors plus d'énergie pour le flash principal. Toutes les photos sont extrèmement sous-exposées. Il faut régler la puissance manuellement (éventuellement en déplacant les flashes) et jouer sur le diaphragme. Le temps de pose doit être fixe (traditionellement 1/125), vu que c'est l'éclair du flash (extrèmement court) qui détermine le temps de pose. L'avantage de la photo numérique est qu'on voit directement le résultat.

Même le flash Speedlite 580EX qui dispose de tous les automatismes peut fonctionner en mode manuel et servir à déclencher les esclaves. Il est alors possible de régler manuellement la puissance, de 100% à moins d'1% (attention; flasher continuellement à 100% épuise les batteries du flash en quelques minutes et un éclair à 1% n'est pas détecté par le slave).

Mais il est aussi possible d'utiliser un petit flash sans marque comme master: les petits flashes sont généralement plus pratiques car ils pèsent moins! Il n'est pas possible d'utiliser le flash intégré à l'appareil photo, car celui-ci ne peut pas fonctionner en mode manuel.

Flashes modernes

Les flashes modernes se composent d'un générateur haute tension qui va transformer la basse tension des accus en tension d'environ 350V. L'énergie est accumulée dans un condensateur, qui va restituer l'énergie dans le flash au moment de l'éclair. La tension du condensateur n'est pas suffisante pour allumer le flash, mais une fois allumé, celui-ci va utiliser toute l'énergie stockée dans le condensateur. Pour allumer le flash, on dispose d'un petit circuit auxiliaire qui produit une tension d'amorçage de quelques kV.

Les flashes automatiques coupent l'éclair dès qu'il y a suffisamment de lumière. Les premiers flashes automatiques utilisaient pour cela un second thyristor qui déchargeait rapidement le condensateur. On utilise actuellement un transistor spécial en série sur le condensateur chargé à 350V (généralement dans le circuit de masse). Ce transistor permet également d'interrompre l'éclair du flash, mais a comme avantage que l'énergie restante dans le condensateur n'est pas perdue.

Schéma à droite: la résistance élevée (une valeur de 1MΩ est typique) va charger le condensateur de déclenchement (0.1µF). Quand le transistor est mis en conduction, ce condensateur van se décharger via le transfo d'impulsion, ce qui produit l'allumage du tube. Quand on coupe la polarisation du transistor, celui ci ne va plus laisser passer le courant et le tube s'éteindra, même si le condensateur contient encore de l'énergie.

Circuit de commande simple pour flash esclave

Flash haute tension
Flash moderne (basse tension au connecteur)

Ces deux circuits sont moins sensibles que les circuits transistorisés où l'impulsion lumineuse est amplifiée avant d'être envoyée au thyristor.

Le premier type fonctionne avec les anciens flashes (ceux qui ont une tension d'une centaine de volt sur leur connecteur). La tension est fournie par le connecteur et il ne faut pas de seconde pile. Le petit condensateur se charge à 10 à 20V (la tension de claquage de la photodiode est de 60V). Quand la photodiode reçoit une impulsion de lumière, elle entre en conduction et fait s'enclencher le thyristor. Le choix du thyristor n'est pas critique: un BT169G qui a assez d'un courant de 900µA pour se déclencher est idéal. Le choix des résistances dépend de la tension au connecteur: il faut qu'il y ait plus de 10V au condensateur (augmentez éventuellement la résistance de 2.2MΩ). Attention, la résistance interne du multimètre fait chûter la tension mesurée sur le condensateur d'environ 25%.

Un second circuit peut être utilisé avec les flashes récents qui n'ont qu'environ 5V (ou même moins) sur leur connecteur de commande. Le condensateur est ici chargé via une résistance plus faible et il n'y a plus de résistance qui limite la tension. La sensibilité est moindre et dépend de la tension disponible.

La self-induction absorbe le courant constant (lumière ambiante). Elle présente une résistance élevée aux brusques changements de courant (éclair du flash). Unilisez une petite self de 22µH ou plus.

Les flashes esclaves


Un petit flash esclave dans du plastique et tu as un flash d'appoint idéal pour éviter les ombres derrière le sujet.


Flash moderne à récupération d'énergie

Il y a 20 ans, je roulais en Lancia Delta Intergrale. C'est une voiture qui atteint la vitesse maximale légale en Belgique en 7 secondes. C'est une voiture qui est faite pour rouler rapidement; les amortisseurs sont si durs parce que la voiture est conçus pour tenir la route dans les rallyes où la vitesse moyenne est le double de la vitesse légale.

Mes essais pour un flash esclave ont en fait commencé avec des essais pour un flash anti-photo permettant de rendre la plaque illisible. Tous les systèmes multanova utilisent un flash puissant pour permettre un temps de pose suffisamment court (autrement il y aurait du bougé). Comme vous le voyez, le prototype (avec un seul tube) fonctionnait très bien. Il y a assez de place pour monter deux petits flashes esclaves qui se déclenchent automatiquement quand il détectent l'éclair d'un flash de la police. En utilisation normale, on ne remarque pas qu'ils sont là.

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