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Nous décrivons ici les bases de l'utilisation d'un flash

Sources de courant

Pour les piles, on utilisera de préférence des accus rechargeables. Les piles classiques ne sont pas en mesure de fournir le courant important que le flash a besoin pour charger le condensateur. Non seulement la charge est lente, mais en plus les piles sont épuisées avant d'être complètement vides (les piles peuvent encore servir des mois dans une télécommande ou une petite radio).

Utiliser des accus devient interessant dès que vous utilisez le flash au moins une fois par mois. Les piles à moitié utilisées perdent plus rapidement leur charge et il faut nécessairement acheter un nouveau jeu de piles au shooting suivant.

Il y a plus d'information sur la page des piles et accus. Nous vous conseillons les accus de type “LSD” (à faible auto-décharge qui sont vendues "prêts à l'emploi")) qui, s'ils ont une capacité de départ plus faible, gardent mieux leur charge. En 2017, les accus "prêts à l'emploi" ont une capacité pratiquement identique à celles des accus NiMH classiques.

Reformer le condensateur

Le condensateur utilisé dans les flashes perd de sa capacité quand il n'est pas utilisé. Le formage du condensateur s'effectue automatiquement quand le flash est utilisé et il retrouve sa capacité nominale. Il faut simplement savoir que les premières charges du condensateur dureront plus longtemps (il y a plus de pertes) et que l'éclair sera un peu plus faible.

Pour reformer le condensateur du flash, laissez le flash en charge pendant quelques minutes et puis controlez que la recharge après un éclair s'effectue dans le temps normal. Si la charge dure trop longtemps, c'est peut être aussi parce que les accus sont vides...

Le flash Sony HVL-F32X utilise un condensateur qui nécessite régulièrement un reformage: après un repos d'un mois, il faut parfois attendre plusieurs minutes pour que l'indication 'flash prêt' apparaisse. J'ai toujour un jeu d'accus en réserve, car le reformage épuise rapidement les accus.

Montage électronique

Les premiers flashes électroniques pour le grand public sont apparus fin des années 1960. Comme il était de coutume à l'époque, on trouvait des kits pour bâtir soi-même un flash électronique. On trouvait des kits pour fabriquer des radios, des chenillards,... Trouve-t-on maintenant des kits pour fabriquer une console de jeux ou un smartphone? Non, et il n'est même pas possible de les réparer s'ils tombent en panne!

Le flash peut tout aussi bien fonctionner sur piles ou accus, un transistor AD136 commande le primaire d'un transformateur. Le secondaire fournit la haute tension nécessaire au tube. La tension est redressée et charge un condensateur de 500µF/350V. Quand le contact sur l'appareil photo se ferme, un petit condensateur de 0.2µF est rapidement déchargé via un transfo d'impulsion. Il faut plusieurs kilovolts pour allumer le tube. Une fois celui-ci allumé, le condensateur de 500µF se décharge à travers le tube. Le tube s'éteint quand le condensateur est vide et le cycle peut recommencer.

Les contacts ont une tension de 200 volt environ et il n'est pas possible d'utiliser ce type de flash sur un appareil moderne, qui utilise un petit transistor à la place de l'interrupteur mécanique.

Le flash peut également être alimenté sur le réseau électrique. Un auto-transfo produit la tension nécessaire de 110V qui est doublée et redressée. Comme on utilise un auto-transfo, il n'y a pas d'isolation du réseau électrique, mais cela ne pose pas à conséquence si le flash est monté dans un boitier isolant et qu'il n'y a pas de parties métalliques qui dépassent. Les contacts de déclenchement ont chacun une résistance d'isolement de 2MΩ qui évite l'électrocution.

Le flash travaille toujours à sa puissance maximale, il n'y a pas de réduction de puissance (et à fortiori de mode de fonctionnement automatique), mais à l'époque on était très content de pouvoir se passer des petits flashes au magnésium, très chers et à usage unique.

Effet du flash

Un flash direct (frontal) efface la texture de l'object photographié. L'image est plate et peu interessante prce qu'elle a perdu toute information de relief.

Un flash latéral rend la texture plus visible (surtout en cas d'utilisation du flash nu). Un softbox latéral donne un éclairage équilibré avec des contours bien visibles mais pas exagérés.

Un photographe averti (ou un directeur d'agence de modèles qui consulte un book) voit directement quel type de flash a été utilisé!

Comment éliminer les reflets du flash?

Flash
Informations de base

Le flash Sony HVL-F32X demande un reformage après une période de non-utilisation.

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