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Nous décrivons ici quelques exemples de transformation d'un flash existant (avec contact strobe) en flash esclave.

Notre circuit détecte l'éclair du flash principal et envoie une impulsion au flash via le contact strobe. Le détecteur peut être monté dans un petit boitier, sur lequel on monte alors le flash à commander, mais on peut également modifier un flash existant (par exemple un flash de récupération d'un ancien appareil photo).

L'éclair du flash principal (master) est détecté par un phototransistor, ici un OC71 dont la peinture a été grattée. Ah! le temps béni des transistors au germanium qui coûtaient une fortune! Un OC71 pouvait travailler sous maximum 10V et la dissipation devait être limitée à 125mW. Il était possible d'obtenir un OCP71 (version phototransistor) qui était encore plus cher, mais en fait il s'agissait d'un simple OC71 sans peinture.

OC71

Le circuit qui suit le phototransistor amplifie l'impulsion lumineuse et commande un thyristor pour déclencher le flash d'appoint. Tous les détecteurs sont basés sur le même schéma de base. Le circuit contient une bouche d'asservissement qui stabilise le courant dans le phototransistor quelle que soit la lumière ambiante: c'est avec ce courant que le phototransistor est le plus sensible à l'éclair du flash de déclenchement. le courant de collecteur dépend du type de transistor et il faudra expérimenter pour déterminer son point de fonctionnement optimal (50 à 500µA).

Tous les transistors (et même les diodes) sont intrinsèquement sensibles à la lumière (c'est ce principe qui est utilisé dans les capteurs). Les transistors modernes en boitier plastique ou métallique fermés ne sont pas sensible à la lumière et ceux équipés d'une lentille ne le sont que d'un côté (un vrai OC71 fait bien mieux l'affaire qu'un phototransistor!).

Nous sommes ici dans l'univers du bricoleur en électronique: la télécommande (détection du flash principal) et même le circuit du flash complet peuvent facilement être fabriqués par des amateurs.

La portée est limitée à quelques mètres, mais un montage en cascade est possible: le flash sur l'appareil photo déclenche le premier flash, qui fait fonctionner le second flash et ainsi de suite.

Ce type de télécommande peut servir dans une installation strobiste pour autant que le flash master soit suffisamment puissant.

Notez qu'il existe sur le marché des détecteurs de flash simples qui réagissent à l'éclair principal et commandent le flash auquel il sont connectés. Il faut un récepteur par flash à commander. Il s'agit en fait d'une fabrication en série de notre petit détecteur.

Transformation d'un flash existant
en flash esclave

Commande esclave par photo-transistor au germanium

Le premier circuit de détection est tout simple. Il fournit l'impulsion de déclenchement via le contact strobe d'un flash externe classique. Il est alimenté avec deux accus fournissant 2.6V en tout.

Ce circuit est très sensible au flash et relativement insensible à l'éclairage ambiant (il y a une boucle de correction). J'utilise un transistor OCP71. En fait il s'agit d'un transistor OC71 classique, dont la peinture a été enlevée, rendant ainsi le transistor sensible à la lumière. Ce sont des transistors qui étaient utilisés dans les années 1960, mais ils font parfaitement l'affaire dans cette utilisation. Ils sont sensibles de tous les côtés, contrairement aux transistors modernes.

La base du transistor OCP71 doit être à une impédance relativement élevée, pour éviter d'amortir l'impulsion du flash. La boucle de réglage (compensation de l'éclairage ambiant) agit donc sur l'émetteur. Le phototransistor est pratiquement hors conduction, le courant de collecteur est d'environ 50µA. Quand il y a une augmentation de la lumière ambiante, le courant augmente fortement, et ce courant est encore amplifié dans un second transistor. La composante continue est renvoyée au premier transistor pour adapter la polarisation, tandis que la composante alternative va au troisième transistor qui est envoyé en saturation. Le flash utilisé a une entrée strobe basse tension (c'est le cas avec tous les flashes récents), ce qui permet d'utiliser un transistor pour la commande du flash.

Le condensateur de 0.068µF forme une constante de temps très courte. L'augmentation de l'intensité lumineuse causé par une lampe à filament qui s'allume est totalement compensée. Il n'y a que les augmentations très brusques qui font déclencher le flash.
Utilisation d'un photo-transistor OCP71 comme détecteur d'éclair

Commande esclave par photo-transistor au silicium

S'il n'est plus possible de trouver un OC(P)71, on peut également utiliser un photo-transistor classique. Maintenant tous sont au silicium, qui a un courant de fuite plus faible. Dans le schéma, j'utilise un BP103. Ce transistor a un gain élevé, ce qui permet d'utiliser un transistor en moins. Il faut diriger le photo-transistor vers le flash, car il a un angle d'ouverture assez faible. Le schéma est pratiquement identique au précédent, mais l'impédance du circuit d'entrée a été augmentée de 10×. La stabilisation de la tension de base permet de maintenir la sensibilité relativement constante quelle que soit la tension de l'accu.

Le phototransistor BP103 n'est plus fabriqué et peut être remplacé par un L14C1 qui a comme avantage supplémentaire un angle d'ouverture plus important de 50°.

Ce circuit travaille sous 5V (4 éléments NiMH) et l'alimentation est prélevée directement du flash.

La sortie permet de commander directement le thyristor dans le flash. La sensibilité de ce circuit est moyenne.
Utilisation d'un photo-transistor au silicium

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