Durbuy, octobre 2011
Rencontres internationales photographes-modèles
Shooting days
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Près des fontaines, avec à l'arrière plan l'anticlinal


Coucher du soleil le 6 octobre.
Les modèles étaient en train de revenir de Duisburg


Il y a internet près de “La Calèche”


Installation du 'studio de photographie'


Modàle de Scoutmodelbook de Dusseldorf


Modàle de Scoutmodelbook de Dusseldorf


Belgium Model Academy organise chaque année un nombre de "shooting days", des rencontres internationales entre modèles et photographes. Voici le résumé des shootings d'octobre 2011 à Durbuy.

Arrivée dans la nuit du 3 au 4 octobre. J'avais été la semaine précédente à Mulhouse en voiture (à la frontière avec la Suisse) pour une formation et j'avais fortement mal au dos. Une bonne dose d'ibuprofène est une solution, mais cela signifie aussi que je ne suis pas à 100%. Les premiers jours, j'ai dû prendre 2.5 gr par jours et à cette dose les effets secondaires se font nettement sentir...


Vue sur la "ville" à partir du cimetièrre

4 octobre

Nous faisons les achats pour les jours suivants (nous allons en effet avoir peu de temps entre les différents shoots) et je met à jour mon stock de pilulles.

Nous sommes aller visiter la ville l'après midi (première photo), une tâche qui a été accomplie en moins d'une heure. La ville n'a qu'une rue.

La maison n'est pas connectée aux égouts et une installation de pompage qui fonctionne nuit et jour se fait entendre. Le bruit est minime si on le compare à celui du chauffage au bois (pellets).

On remarque tout de suite qu'il s'agit d'un endroit touristique: partout il y a des restaurants, des cafés et des brasseries, une caractéristique bien belge des lieux de villégiature.

Mais Durbuy est aussi une ville, avec tous ses inconvénients, notament les parkings payants. Pas possible de parquer en ville sans payer (1.60€ par heure), et il n'est pas possible de parquer en dehors de la ville car ce sont des routes nationales où il est interdit de parquer.

C'est une ville pour touristes agés. Pratiquement vide en semaine, elle se remplit lors des week ends et il n'est alors plus possible de trouver une place pour parquer. Le seul café pour la jeunesse est en faillite et une discothèque à 4 km de là est également fermée. Le pharmacien est parti (pourtant, il devrait avoir suffisameent de clients agés).


5 octobre

Les français arrivent dans la nuit du 4 au 5 octobre. Ils ont du mal à trouver la rue: il n'y a nulle part de panneaux de rue.

Nous allons visiter la ville après une courte pause: le but est de refaire le chemin en soirée quand les lumières de la villes seront allumées.

Le soir, un shoot dans la fontaine près de l'anticlinal (seconde photo). Il n'y avait plus de soleil, mais il ne faisait pas encore froid.

Entre temps, on donne des informations concrètes sur le fonctionnement d'une agence de modèles, la différence avec une agence de publicité. Nous fournissons une liste d'agences fiables aux modèles. La Belgique, et surtout la Flandre, a beaucoup trop d'agences trop petites, alors qu'il n'y a pas de travail pour toutes. Les agences demandent alors des droits d'inscription aux modèles (souvent plus de 500€) alors que leur but devrait être de fournir du travail aux modèles (ce qu'elles ne savent évidemment pas faire). L'information que nous donnons est centrée sur la pratique.

Chaque soir, nous discutons des photos, c'est une tradition qui s'est établie à la longue. On regarde aussi des photos de shootings précédents. Le but est également que les modères recherchent différentes poses qui les inspirent, et qu'ils essaient de recréer les poses.


6 octobre

Je suis resté à la maison, le mal de dos devenant intenable. Les modèles et Charles de Shooting Mans sont parti à Duisburg pour un shooting en collaboration avec Scoutmodelbook (une agence de casting allemande).

Les personnes reviennent en soirée, juste après le coucher de soleil (troisième photo).

Le soir nous allons manger à “La Calèche”. Pas que la nourriture soit exceptionnelle (que du contraire), mais c'est le seul restaurant qui ait une connection à l'internet. Les jours suivants, on ne va même plus manger, mais on se contente d'accéder à l'internet à partir du parking (quatrième photo). Il n'y a pas d'internet à la maison, et c'est un manque. Je m'excuse en long, en large et en virtuel auprès de Scoutmodelbook et puis on rentre dormir.


7 octobre

Nous allons à Eben Emael. Il pleut continuellement le seul jour où il ne pouvait pas pleuvoir.

Heureusement que nous avons Denis Photogratos, qui est de la région et qui nous enmène aux grottes près du canal Albert. Après le creusement du canal, les habitants du voisinage ont creusé ces grottes pour la culture de champignons. Les grottes situées plus bas servaient d'étable.

Le canal Albert a été creusé à partir des années 1930. Il était nécessaire pour l'industrie du pays. Liège avait de grands besoins en charbon et en minerai de fer: les mines en Wallonie s'épuisaient et les métallurgistes étaient en train de passer de la minette lorraine au minérai importé plus riche en fer. Anvers avait également besoin du canal, car il signifiait du travail pour le port: sans canal, Liège aurait fait venir les matières premières de Rotterdam (via la Meuse).

Quelques photos du complexe des écluses près de Liège, et puis direction ile Monsin, là où le canal Albert débute. Le canal suit la Meuse jusque passé Eben Emael: il est ainsi possible d'utiliser le lit de la Meuse et il faut creuser moins de tranchées. Denis prend Kevin avec lui et le déposera à la gare de Liège. Un autre Kevin vient en soirée.


8 octobre

Un shoot avec Kevin de bon matin (5me photo). Nous testons le placement des flashes dans le studio improvisé, après avoir déplacé la plupart des meubles. On continuera demain.

Photoshoot à Dusseldorf au jardin botanique. Ici aussi en collaboration avec Scoutmodelbook. Comme Charles ne parle pas un mot d'allemand (pas d'anglais non plus), je m'occupe des modèles allemands (deux photos suivantes).

Les modèles allemands sont tous des bleus: ils doivent encore tout apprendre. On rigole quand je demande d'enlever la chemise (un des modèles refusera d'ailleurs de poser torse nu). Ils posent de façon hésitante, il faut plus d'une heure pour qu'ils se libèrent, et en tout je dispose de 4 heures pour 6 modèles. Ils se tiennent comme des planches, il ont un visage de mort et il portent les même vêtements que mon grand-père, alors qu'ils devraient bouger et porter des marques jeunes. Et ils n'ont même pas de vêtements de rechange... Et cela voudrait devenir modèle? En Belgique, on leur rirait au nez.

Alors que je prend une pause pour reposer mon dos, les modèles me demandent si c'est fini. Pour moi cela ne vaut plus la peine de continuer: mon but était de leur expliquer différentes poses (j'avais pris mon ordinateur avec). Ils manquent vraiment de motivation...

Une tradition, la sortie en boite lors de la dernière nuit n'a pas pu se réaliser: le seul "dance club" de la région était fermé et la discothèque la plus proche était située à une heure de là.


9 octobre

Il y a encoren un peu de temps pour un shooting avec Kevin, d'abord dans le 'studio' et puis en ville (drnière photo). Par manque de temps, nous allons uniquement à l'anticlinal. Les français doivent partir vers 13 heures pour arriver à temps chez eux.