Description des flashes de studio
Fonctionnement, accessoires, fonctions utiles
Flashes de studio
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Les flashes de studio diffèrent des flashes classiques. Certaines fonctions de flashes intégrés n'existent pas (mesure TTL de la lumière), tandis que le flash de studio a d'autres possibilités. Les accessoires pour flashes de studio sont nombreux, et il est important de choisir la marque du flash en fonction des accessoires qu'on compte acheter plus tard.

Les flashes modernes se présentent sous la forme d'un monobloc, c.à.d. un boitier intégrant toutes les fonctions: lampes, alimentation et commande.

Fonctionnement


La lampe pilote de 60W
ne suffit pas pour éclairer les sujets


C'est alors que le flash vient à la rescousse!
Photo prise à ƒ/32 (la plus petite ouverture possible)
Puissance du flash à 1/8 (la plus faible puissance)
Filtre ND1 (neutral density)
100ISO (sensibilité minimale)
et pourtant la photo est sur-exposée!

Imran

Télécommande

La commande s'effectue par un boitier qui est monté sur l'appareil photo (sur la monture "hot shoe" à la place d'un flash externe). Pratiquement tous les flashes ont un détecteur infra-rouge, l'émetteur étant simplement un petit flash dont la lumière est filtrée (seule la composante infra-rouge est utilisée), mais il est possible d'utiliser n'importe quel petit flash, pour autant qu'il puisse être tourné (pour ne pas envoyer l'éclair vers le sujet). Le flash externe ne peut pas envoyer de préflash (mesure E-TTL), puisqu'il n'est pas possible de corriger la puissance des flashes de studio.

Les systèmes plus évolués travaillent avec un émetteur radio, un tel système est recommandé dans le cas de shooting days, où plusieurs photographes travaillent simultanément en studio. Un émetteur radio permet d'éviter qu'un photographe ne déclenche tous les flashes du studio.

Même les flashes bon marché sont équipés d'une entrée de synchronisation. A la limite, on utilisera un cable de synchronisation entre l'appareil photo (hotshoe ou sortie PC (Prontor Compur) d'un coté, jack 6.3 de l'autre).

Puissance

La puissance du flash se rêgle manuellement; soit avec un bouton rotatif qui indique: "puissance maximale" et puis des niveaux plus faible: "50%", "25%",... Le réglage s'effectue en continu. Les flashes plus chers utilisent un système numérique et la puissance est indiqué en stops: 5.0 (puissance maximale), 4.0 (50%), 3.0 (25%), ... jusqu'à 1.0 (3.1%) avec une graduation en dixièmes. Le système numérique permet un réglage plus précis (la plage de puissance est généralement aussi plus étendue), mais une telle précision n'est pas nécessaire pour un photographe amateur. Le système le plus simple (bouton rotatif) est aussi le plus facile et rapide! Les flashes les plus chers ont une tolérance plus faible entre éclairs. La puissance est moindre quand un second éclair est demandé rapidement après le premier.

Après une réduction de la puissance, il est recommandé de faire un éclair de test pour dissiper l'énergie accumulée. Un seul éclair de test après toutes les modifications suffit, puisque le test déclenche tous les flashes.

La puissance d'un flash varie de 150J à plus de 600J. Il s'agit de la puissance de l'éclair, pas de l'ampoule-pilote. Le “nombre guide” n'est jamais utilisé avec les flashes de studio car c'est une valeur sans fondement: la lumière produite (et donc le règlage de l'appareil photo) dépend plus des accessoires montés que de la puissance du flash. Pour avoir une idée de l'éclairage effectif (avec une lampe à filament), multiplie la puissance par 10 et tu as l'équivalent en watt d'une lampe à filament classique. Le plus petit flash de studio produit autant de lumière qu'un projecteur de 1500W.

Réglages

C'est ici que l'expérience du photographe joue le plus. Un photographe expérimenté dispose les flashes selon l'effet désiré et règle la puissance de chaque flash au pifomètre.

L'appareil photo est mis en mode manuel et le gain est fixé à sa valeur la plus basse. Le temps de pose est fixé à 1/125. Il s'agit d'un standard en studio: l'éclair du flash (1/500 pour les grands flashes de studio) détermine le temps de pose effectif.

C'est le diaphragme qui détermine l'exposition. Un flashmètre ou posemètre donne le diaphragme requis. On corrigera la puissance des flashes pour arriver au diaphragme désiré: une valeur de ƒ/5.6 est souvent utilisée car les bonnes optiques ont le meilleur piqué à cette valeur. Si une profondeur de champs plus importante est nécessaire, on réduira le diaphragme à ƒ/11

Fonctions utiles

Lampe pilote

Les flashes de studio sont équipés d'une lampe-pilote qui permet d'évaluer l'effet du placement et des filtres. Il s'agit d'une ampoule normale (lampe halogène de 60W). Lors de la photo, le flash est déclenché. La lampe pilote sert aussi d'assistant à la mise au point en fournissant suffisamment de lumière pour l'autofocus.

Les flashes les plus évolués (et donc plus chers) permettent de moduler l'intensité lumineuse de la lampe pilote proportionnellement à l'intensité du flash. Cette fonction peut être utile si plusieurs flashes sont utilisés simultanément, mais ce n'est pas une fonction strictement nécessaire.

Signal prêt

Les pros du studio sont habitués au bip que produit chaque flash quand il est rechargé après l'éclair. Les flashes les moins chers n'ont pas cette fonction qui fait partie du "décorum" associé au flash "professionel".

Alimentation sur batterie

Une alimentation sur batterie permet de travailler en déplacement avec le même matériel qu'en studio. Les packs doivent être compatibles avec le flash. Ce sont les flashes les plus chers (Broncolor et Elinchrom) qui ont aussi des pack de batteries parmi les accessoires. Certains flashes meilleur marché ont bien un connecteur, mais il n'y a pas d'accus sur le marché (Falcon Eyes). Et les systèmes le moins cher (Jimbei) ne sont fait que pour fonctionner sur secteur.

Accessoires


Un nid d'abeille donne une lumière concentrée parallèle


Kane (exemple d'un parapluie)

L'avantage principal des flashes de studio est le nombre important d'accessoires disponibles. C'est le fabricant de flashes qui détermine la monture, un peu comme dans le monde des reflex. Plus le flash est cher, et plus les accessoires seront coûteux, mais il existe ici aussi des généralistes: Elinchrom et Broncolor ont des montures pratiquement standardisées.

Une note importante sur le placement des flashes: placer la source près de l'objet augmente l'effet de distance: les objects placés plus près de la source sont plus éclairés. Cet effet qui est souvent indésirable est réduit en plaçant le flash le plus loin possible de l'objet à photographier.

Softbox

Les softboxes (boites à lumière ou lightbox) adoucissent la lumière du flash et rendent les ombres plus douces. Un softbox trop grand applatit l'image: les détails et le relief disparaissent, surtout en cas d'éclairage frontal. Les softboxes existent en plusieurs formats. Le format rectangulaire est le plus recommandé pour les portraits.

On choisira un lightbox de taille adaptée au sujet (50 sur 80 cm suffit généralement si plusieurs lightboxes sont employés). Plus on éloigne la source, et plus l'effet s'ammenuise (c'est comme si le lightbox devenait plus petit).

Attention: un softbox "bouffe" plus de 50% de la lumière du flash. Si un diaphragme de ƒ/5.6 est nécessaire sans lightbox, il faudra ouvrir à ƒ/4 ou ƒ/2.8 avec lightbox.

Il vaut mieux choisir plusieurs petits softboxes qu'un grand: l'effet est pratiquement identique et tu as l'avantage d'une plus grande maniabilité.

Snoot

Un snoot est une sorte de canon qui envoie un rayon assez concentré. Il est souvent utilisé pour accentuer un détail, par exemple pour faire briller la chevelure. Le snoot peut être équipé d'une lentille: l'effet est comparable à un projecteur de spectacle (rayon lumineux bien défini). Les snoots avec lentille sont très cher!

Parapluie

Contrairement au softbox qui travaille par transparence, le parapluie travaille par réflection. Il existe des parapluies avec face blanche (portraiture douce), face argentée (photographie d'objets) ou face dorée (pour donner plus de couleurs aux modèles en hiver). L'effet est presque comparable à un softbox, pour un maniement plus aisé (montage-démontage). La réflection sur la face blanche donne une lumière douce identique à celle d'un lightbox, sur la face métallique les ombres sont plus détaillées. Le rendement lumineux d'un parapluie est meilleur que celui d'un softbox, et parmi les parapluies celui de la face métallique est meilleur que celui de la face blanche.

Beauty dish

Le beauty dish ou bol parabolique agit par réflection comme un parapluie (mais ne se replie pas). Les petits bols servent surtout à concentrer la lumière. Il est possible de monter un nid d'abeille sur les petits bols. Les rayons lumineux sont ainsi rendus plus parallèles, par exemple en cas de lumière rasante. Les grands bols sont appelés beauty dish.

Combien ça coûte?


Un softbox octogonal de 80cm
Il est possible d'acheter un kit complet pour quelques centaines d'euro. Pas un Elinchrom, comme sur la photo bien sûr! Ces kits sont souvent très interessants car il comprennent tout dont tu as besoin pour commencer. La puissance des flashes est faible (typiquement 150J), mais cela est suffisant pour un petit studio. La qualité est moyenne, mais cela ne se voit pas sur la photo. La qualité moindre se remarque surtout au détails: couture des softboxes qui làche, fixation qui n'est pas très stable,... La même règle est d'application pour les flashes de studio et pour un flash externe: il vaut mieux dépenser un peu plus pour une bonne optique lumineuse, que pour un flash très puissant. Une bonne optique te servira partout, tandis que le flash plus puissant te permettra uniquement de travailler dans de plus grands studios (photos de groupe). C'est la créativité du photographe qui est déterminante, pas le prix que tu as payé pour tes flashes.