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Foto Museum Antwerpen

Je teste différents appareils, je les compare et je donne mon avis. Pourquoi pas tester un musée pour changer (une fois)

Il pleut en ce samedi de mars. Pas beaucoup envie de sortir, mais après deux mois d'hiver j'ai quand même besoin de voir autre chose que les pixels de mon écran Eizo.


“The extensive and extremely diverse collection contains practically every single camera type that has ever existed and illustrates each and every modern and historical technological innovation in photography.”—sic.

Je suis venu pour voir des apareils historiques et je n'ai rien trouvé. Le musée se compose de 4 étages dont 3 sont accessibles et contiennent une petite exposition temporaire, souvent pas plus grande qu'un local de classe. Un photographe belge (très connu), un photographe étranger (jamais entendu parler) et une salle remplie de trucs qui n'ont pas grand chose à vois avec la photographie.


Pas la peine de visiter

Et dire que le musée se profile comme étant la référence, en ayant obtenu les collections (très importantes) de la firme Agfa-Gevaert. Ils ont balancé tout le matériel dans l'Escaut, je crois.

Et en plus, le Photomaton local est en panne et le technicien à l'air on ne peut plus dubitatif ne sait plus très bien à quel soudure se vouer.

Dans tout le musée, j'ai trouvé un seul appareil historique, un Polaroid (et même pas au musée, mais à la boutique qui vent toutes sortes de trucs beaucoup trop cher). La boutique ressemble plus à un bazar qu'à une boutique de musée.


Une des trois collections (la plus interessante) consacrée à Selleslags (père et fils)

Le père était photographe pendant la guerre et accusé de collaboration sa femme a balancé pratiquement tous les épreuves à la poubelle après la guerre. Il ne nous reste plus que quelques négatifs de la vie de tous les jours. Le fils a travaillé entre autre pour Humo, c'était le photographe attitré du magazine et il réalisait les portraits des personnes interviewées.

C'est probablement la version moderne du musée, notament le musée virtuel: on laisse tout dans les caisses et les boites en carton (manque de personnel? d'inspiration? Pas envie de travailler?)

Cela m'a pris plus de temps pour chercher à me parquer que pour visiter le musée. En moins de 30 minutes j'étais à nouveau dehors.


Quelques visiteurs, des jeunes et quelques personnes agées. Avec leur carte d'étudiant, les jeunes ont un accès pratiquement gratuit au musée. la plupart viennent pour le wifi gratuiit, je crois. 8€ (le prix pour vous et moi) c'est beaucoup trop pour trois petites salles. Comment osent-ils demander tant pour si peu?

“La collection très complète et extrèmement diverse contient pratiquement tous les appareils qui ont été fabriqués et montre l'évolution historique et technologique de la photographie” peut-on lire sur le site web du musée. Où sont tous ces appareils? J'ai vu un seul Polaroïd et c'est tout.


Sur la place devant le musée il y a un pop-up restaurant, un fastfood de luxe dont la chaine commerciale flamande VTM fait la promotion. C'est pour les jeunes qui ne savent pas manger. Le musée également, c'est presque du fastfood.

Et pour finir un petit rond-point avec un petit monument au milieu pour faire joli. Si vous voulez visiter un musée de la photographie, je vous recommande chaudement le musée de la photographie de Charleroi qui contient des appareils historiques, des collections permanentes et des collections temporaires.

Les anversois, ce sont les dikke nek de la Flandre. “Antwerpen is 't stad, al de rest is parking”. De plus, vous ne devez plus aller en Wallonie pour avoir des nids de poules, il y en a partout à Anvers: les trottoirs, les rues pavées, le boulevard périphérique et même l'autoroute. Et ici aussi tout comme à Charleroi, on dévie la circulation pour un chantier, mais il n'y a personne qui travaille.

Ah, quand même un truc positif: quand il y a un texte au mur, il est également traduit en français.
Des escaliers vides

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