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Je suis encore un des photographes qui ont commencé en argentique (pour les n00b: la préhistoire du digital).
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Développement du négatif
Les films argentiques ont dominé le marché pendant plus d'un siècle. Ils ont eu le temps d'arriver à maturité. Au fil du temps, on a vu un passage à un format de plus en plus petit (moins performant mais plus économique).
Un des grands avantages de la pellicule (et surtout du film négatif) est sa grande latitude de pose: il est possible de sur-exposer ou de sous exposer de deux stops et d'avoir une bonne image lors de la réalisation des photos (sans avoir à modifer le développement du film). Toutes les intensités lumineuses sont présentes dans le négatif, et en augmentant ou en réduisant le temps de pose on pouvait favoriser les parties sous- ou sur-exposées lors du tirage. Les appareils jetables n'avaient qu'un seul bouton: "soleil" ou "ombre" et la centrale de développement corrigait automatiquement l'exposition lors du tirage des photos. La chimie argentique a encore beaucoup à apprendre aux “photographes” qui ne connaissent que le monde numérique! Nombre de termes sont repris du monde argentique, par exemple 'dodge' et 'burn' (si vous avez l'avantage d'avoir une version anglaise de Photoshop).
Les plaques sensibles n'ont pas encore totalement disparu: elles sont encore utilisées dans les cabinets de dentisterie où le relatif faible coût d'un appareil de rayons-X est l'argument déterminant. Le développement est en négatif (plus simple): les dents, les os et surtout les plombages laissent des traces claires. |
Question d'un visiteur
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J'ai retrouvé de vieilles pellicules kodak au format 126 (28x28) Instamatic.
Connaissez vous un artisan qui puisse me développer et sauvegarder ces photos au format numérique jpeg ou autre ? Merci pour votre aide. Bonne journée
Bonjour,
Une centrale de développement ne peut plus traiter ces films car les perforations diffèrent: les centrales de développement traitent les films à la chaine, un film étant scotché au suivant et le tout est entrainé d'un bain à l'autre via des roues dentées adaptées aux perforations du film. Tous les artisans qui ont encore un labo devraient être en mesure de développer ces films: en effet le procédé chimique utilisé est le même pour tous les formats de films. La dimension de la pellicule est la même que pour le format classique 135. Le photographe traite chaque film séparément. Dans le noir absolu il place le film dans une bobine spéciale (voir photo) où l'emplacement des perforations n'a que peu d'importance. La bobine (qui est la même pour le format 135 et 126) permet de maintenir une distance suffisante entre chaque spire. Pour la numérisation, il faut tenir compte du fait que les négatifs sont carrés et plus grands que les négatifs classiques (28 × 28 mm au lieu de 24 × 36 mm): un scanner spécifique pour moyen format est nécessaire, bien que certains scanners de type “flat bed” avec accessoires pour film s'en tirent assez bien. |

L'exposition provoque une modification microscopique de la structure des cristaux de bromure d'argent, et cette modification n'est pas stable. La modification doit être amplifiée ("développée") et puis fixée (en éliminant les produits réactifs) pour la stabiliser dans le temps.