Photographie » Technique » Film » Développement

J'explique ici de façon simple le développement d'un film. Je ne vais pas entrer dans les détails, le but est de vous donner une idée de ce qui se passait dans les chambres noires. En passant, je vous explique que le film positif est exactement le même que le film négatif: seul le développement est différent.

La naissance de la photographie
Nous décrivons les grands procédés qui ont mené au développement de la photographie moderne. La photographie est souvent associée à l'imprimerie et nous décrivons l'héliografie et le procédé de la gomme bichromatée qui a permi de réaliser les premières impressions en couleur sur papier.

Nous terminons cette introduction avec le potatochrome, la couleur à base de fécule de pomme de terre.

Monochrome

Le développement négatif et le tirage sur papier
Le développement négatif est le plus souvent utilisé: la chimie est la plus simple. Le négatif est une phase intermédiaire avant l'obtention d'un tirage sur papier.
Après le tirage, on peut effectuer un virage.
Un agrandisseur permet des tirages plus grands que le négatif.

La phase de révélation détermine grandement le résultat final. C'est pendant le développement que l'effet compensateur apparait.

Le développement positif
Le développement positif ressemble fort au développement négatif (on utilise d'ailleurs le même type de film pour les émulsions monochromes).

Couleur

Le développement couleur (dit chromogène ou chromogénique) est différent du développement monochrome. Toute la technique se trouve dans les différentes couches de la pelliculle pour les films Ektachrome, Agfacolor,... mais pas Kodachrome, où la technique se retrouve dans les nombreux bains et expositions que doit subir la peliculle.

Certaines émulsions monochromes sont conçues pour être traitées avec les même bains que les films couleurs. Cela permet aux centrales de développement de n'utiliser qu'une ligne pour tous les films. Ces films dit "chromogènes" ne sont pas développés selon le principe décrit pour les émulsions monochromes classiques (bien que possible en théorie).

Pour obtenir la couleur au cinéma, on a utilisé plusieurs systèmes.
Les premiers systèmes n'utilisaient que deux couleurs (cela suffisait pour rendre la couleur au cinéma, qui n'est pas aussi contraignante que pour la photographie).
On est ensuite passé à un système basé sur l'imprimerie (addition de colorants sur un support), pour finalement utiliser le même principe que pour les émulsions photographiques.

Développement instantané

  • Le principe du développement instantané
  • Les marques (Polaroid, Fuji et autres).
  • Le système Polavision et Polachrome à synthèse additive de couleurs.
    Le système de cinéma n'a eu aucun succès, par contre le système de diapositives à développement instantané s'est bien vendu, surtout dans les milieux professionnels.



Spire de développement

Le film était déroulé laborieusement et dans le noir absolu et monté sur la spire de développement.

La spire était ensuite fixée dans un conteneur de développement spécial étanche à la lumière mais avec une ouverture pour le remplissage et la vidange.

Les produits mis à bonne température, nécessaires pour le développement, étaient versés dans le récipient. Chaque phase durait un temps bien précis et puis le produit était versé hors du conteneur.

La spire de développement était utilisée uniquement pour les développements individuels de film, pas dans les centrales de développement où tous les films étaient montés l'un à la suite de l'autre et traversaient les différents bains.

Développement d'un film


La pellicule numérique:
Un système qui n'a pas pris.


Dos numérique pour appareil argentique 24×36

Dos numérique pour appareil 24×36
les premières “pellicules numériques”

Il y a une évolution permanente dans les années 2000 (le début de la photographie numérique grand-public). Les fabricants essaient de lancer différents produits, dont par exemple de E-film EFS-1

Dès l'apparition du numérique, des firmes ont tenté de lancer des dos numériques pour les appareils à format 24×36 alors très nombreux sur le marché. Passer à un appareil numérique signifiait souvent que l'appareil photo classique avec ses nombreuses optiques serait relégué au fond du tiroir. Mais les premiers appareils numériques n'avaient pas la qualité optique des bons reflex. Ne serait-il pas possible d'utiliser un capteur numérique à la place de la pellicule? Cela permettrait au moins de continuer à utiliser les reflex argentiques.

L'utilisation de dos numériques 24×36 a été fait (avec peu de succès, il faut bien le dire). C'était le début de la technologie numérique et ces capteurs ne mettaient pas en valeur la qualité des optiques. Il n'y avait pas moyen de commander le capteur (il fallait prendre une photo pour activer le capteur, puis attendre 10 secondes) et la seule manière pour le capteur de répondre, c'est par des bips: un bip: appareil prêt (après l'acquisition de la photo précédente), deux bips: c'est raté (mémoire pleine), pas de bip: l'accu est déchargé (ou le capteur est en panne).

Malheureusement, ce système a tous les défauts immaginables: la résolution était très limitée (1.3Mp), le système ne pouvait stocker que 24 photos (et pas de carte de mémoire interchangeable!), le gain était fixé à 100ISO et le capteur était bien trop petit: le facteur de grossissement (crop factor) était de 2.85×. De quoi transformer une optique grand-angulaire en optique télé!

Plusieurs systèmes ont été lancés sur le marché, mais ils étaient fort chers et ne donnaient pas satisfaction.

De plus, les premiers reflex totalement numériques étaient en train d'envahir le marché. Et ces reflex étaient toujours compatibles avec les optiques de marque.

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