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Le format 24 × 36 a toujours été vu par les professionels comme un format d'amateur. Dans les studios de photographie, on travaillait avec des moyens formats.

Grands formats

Les grands formats utilisent de la pellicule de 10cm de hauteur ou plus. Le film est chargé sous forme de feuillets individuels (plan film), et non pas sous forme de film en rouleau comme les autres formats.

Il y a le format 4×5 inch (102×127mm) qui était souvent utilisé par les journalistes après la seconde guerre mondiale car il permettait de tirer rapidement des photos positives par contact (sans agrandisseur). La surface de ce format est 15× fois plus grande que celle d'un format 135. Le format 5×8 inch est un des plus grands formats et n'était disponible qu'en feuilles (plan film).

Les indications des grands formats sont toujours en inch, celles des moyens formats en cm, ce qui peut en dérouter plus d'un.

Moyens formats

Le moyen format n'a pas de format prédéfini. Celui-ci est défini par le boitier utilisé, qui peut fournir soit des clichés carrés ou plus ou moins rectangulaires. Ce film n'a donc pas de perforations ni d'indications. Les formats les plus courants sont: Le format 6×4.5 produit une image au format portrait sur les appareils à déplacement horizontal du film et paysage sur les appareils à déplacement vertical du film.

Les découpes à droite sont à l'échelle et reprennent en vert les moyen formats 4.5×6, 6×6 et 6×9 les plus courants, ainsi que la phlétore des formats amateur.

La résolution des négatifs est si bonne qu'il est possible de faire des recadrages sans que cela ne se voit. Le tirage ne se fait jamais via une centrale de développement mais individuellement, photo par photo. Il est possible de se passer d'agrandisseur et de ne travailler que par contact (les photos ont alors le même format que les négatifs).

Le format 120 est un format de film sur rouleau. Lors des prises, le film est enroulé sur une seconde bobine. A la fin du film, on a une bobine remplie (qu'on fait développer) et une bobine vide qui servira à recevoir le nouveau film. La bobine était à l'origine en bois.

Le format 620 utilise une bobine en plastique plus fine, ce qui permet une plus grande longueur de pellicule (144cm, ce qui n'est malgré tout pas beaucoup et ne permet que 24 photos de format carré).

Le format 220 n'utilise pas de papier intermédiaire (backing paper). L'épaisseur légèrement moindre force à utiliser des appareils avec dos adaptés pour éviter le flou. De plus, certains dos ont une ouverture protégée par un plastique permettant de lire le numéro de la photo. Cette ouverture doit être colmatée quand on utilise du film 220, puisqu'il n'y a plus d'indication (et de plus le film serait exposé par la lumière pénétrant par l'ouverture). Le format 220 permet un film plus long sur des bobines standard.

Il existe en plus un format basé sur le format du film cinéma 70mm (tout comme le format 24×36 est basé sur le film 35mm): ce sont les formats 116 et 616. Ces formats étaitent souvent utilisés par les photographes qui doivent faire de nombreux clichés (photographes d'école ou de mariage). Les bobines pouvaient contenir 30 m. de film, mais les tous premiers films de ce format ne permettaient que de prendre 6 photos (Brownie "Six").


L'appareil à droite est un Pentax 645N, un des appareils de haut niveau (tout en étant relativement bon marché). Il dispose d'un autofocus (avec optiques autofocus), d'une impression numérique des données sur le coté du film (data imprinting), d'un mode de fonctionnement priorité à l'ouverture ou au temps de pose, mode manuel ou mode program,... La mise au point automatique est continue ou single

Il a pratiquement tous les automatismes d'un apparel numérique. C'est en fait un appareil avec les possibilités d'un plein format, mais avec du film moyen format. Le film est placé dans une cassette, ce qui permet de préparer plusieurs films à l'avance pour pouvoir les changer rapidement.

Les optiques sont interchangeables et il est possible d'utiliser les optiques destinées au Pentax 67 (qui prend des photos plus grandes) avec un adaptateur.

le film se déplace verticalement, contrairement à la plupart des appareils photos où le film est entrainé horizontalement. Ce système permet des photos au format "paysage" (landscape), avec du film au format 120. Sur le film développé, les photos se trouvent les unes en dessous des autres, contrairement au format 135 par exemple où les images se trouvent les unes à coté des autres.


Le film positif Velvia (disponible en de nombreux formats) était la référence en ce qui concerne le film diapositif et a remplacé lentement mais sûrement le Kodachrome dont le processus de développement était extrèmement compliqué.

On retrouve maintenant partout sur l'internet des photos avec un cadre noir où figure la mention RVP100, sans que l'utilisateur ne sache ce que ces lettres veulent dire: Reversible Velvia Professional 100ISO (fabriqué par Fuji). Il s'agit souvent de photos très amateur, alors que le film Velvia était réservé aux professionnels et était connu pour son rendu très correct des couleurs.


Certains appareils moyen format comme le Holga pouvaient être chargés avec du film 135. L'image recouvre alors toute la surface du film, y compris les perforations et les indications sur le bord de la pellicule. Dans ce cas ci, il s'agit manifestement d'un faux, car les indications à l'extérieur des perforations manquent.

Formats professionnels
(grands et moyens formats)


Négatif au format carré 6×6


Les formats amateurs comparés aux moyens formats


  1. Pentaprisme
  2. Optique (interchangeable)
  3. Miroir de visée
  4. Capteurs d'exposition
  5. Système de mise au point automatique

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