Photographie » Technique » Film » Développement » Polachrome

La firme Polaroid, bien connue pour ses photos à développement instantané, s'est aussi lancée dans le film de cinéma (Polavision) et les diapositives à développement instantané. Les deux systèmes utilisaient le même principe pour le développement, décrit sur la page Polavision.

Le procédé du développement instantané est décrit ici. Ce procédé n'est pas utilisé pour le film et les dias.

La famille Polachrome

Le système Polavision avait malgré tout quelques avantages, mais le format était simplement trop petit pour avoir des images valables. Polaroid a lancé une nouvelle version du système 5 ans plus tard, et cette version aura un succès plus important.

Contrairement au système Polavision, la bande négative était retirée du film positif après développement, ce qui permettait un contraste plus élevé. En fin de développement, la bande négative se retrouvait rebobinée dans le développeur et n'était pas utilisée.

Que fallait-il pour avoir un système complet? Il fallait tout d'abord une machine à développer, l'Autoprocessor qui mettait le produit de développement en contact avec le film. Il y avait également une version motorisée qui coutait plus cher (Power Processor) et qui ne s'est pratiquement pas vendue.

Il était important que le film passe à vitesse constante dans le développeur pour obtenir un développement régulier.

A gauche sur l'Autoprocesseur on voit la languette de plastique qui servait à extraire le film de la cartouche. Le début du film était ensuite fixé sur une bobine dans l'Autoprocesseur. L'Autoprocesseur était ensuite fermé, et en tournant à la manivelle on tirait le film hors de la cassette. Le film était alors développé automatiquement lors du passage sur le développateur.

Un des grands avantages du système était que le film dia était compatible avec le film dia ordinaire et pouvait donc être exposé dans n'importe quel appareil photo. Chaque boite contenait en plus du film un kit de développement. Il n'était évidemment pas possible de développer des films classiques dans l'Autoprocesseur.

Et puis finalement il y avait une petite machine pour découper le film et mettre les vues dans des cadres. Le système était très ingénieux et permettait d'encadrer un film de 36 poses en quelques minutes. La machine à encadrer n'était pas absolument nécessaire, mais elle était très pratique.

Plusieurs types de film étaient disponibles:

Le système se vendait bien dans les écoles, les universités, les laboratoires et les centres de recherche.

Des amateurs et des artistes se sont également emparés du procédé. Certains photographes utilisaient le film Polachrome à cause de ses images très caractéristiques aux couleurs atténuées.

La résolution qui était insuffisante pour le cinéma 8mm (environ 226 points par ligne, la qualité était plus mauvaise qu'avec un enregistrement VHS) était bonne en dia (environ 1400 points par ligne). La résolution des émulsions monochromes qui n'avaient pas de filtres de couleurs était équivalente aux émulsions monochromes classiques.

Les bandes de couleurs ne dérangaient pas, sauf si on utilisait un projecteur avec une très bonne optique sur un écran perlé. La numérisation pouvait également faire apparaitre un moiré (le truc: numériser la dia à partir de l'autre coté).

On retrouve encore de nombreuses photos réalisées en Polachrome sur la toile. Un film fabriqué il y a près de 50 ans peut encore être exposé et développé actuellement (à cause de la chimie de type monochrome et des colorants qui ne se décomposent pas).

Polachrome


Polablue

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