les différents formats
amateurs et professionels
Formats
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Le format 24 × 36 a toujours été vu par les professionels comme un format d'amateur. Seuls les reporters (et plus spécialement les journalistes sportifs) utilisaient ce format qui était maniable et permettait de prendre rapidement des photos (reflex).

Professionels


Les formats amateurs comparés aux moyens formats 6×6 et 6×9


Négatif au format carré 6×6

Le moyen format n'a pas de format prédéfini. Celui-ci est défini par le boitier utilisé, qui peut fournir soit des clichés carrés ou plus ou moins rectangulaires. Les formats les plus courants sont:
  • le 6×4.5 (portrait),
  • le 6×6 (560 × 560mm) carré et
  • le 6×9 (560 × 840mm) allongé.
Les découpes à droite sont à l'échelle et reprennent en vert les moyen formats 6×6 et 6×9 les plus courants, ainsi que la phlétore des formats amateur.

La résolution des négatifs est si bonne qu'il est possible de faire des découpes sans que cela ne se voit. Le tirage ne se fait jamais via une centrale de développement mais individuellement, photo par photo. Il est possible de se passer d'agrandisseur et de ne travailler que par contact (les photos ont alors le même format que les négatifs).

Le format 120 est un format de film sur rouleau. Lors des prises, le film est enroulé sur une seconde bobine. A la fin du film, on a une bobine remplie (qu'on fait développer) et une bobine vide qui servira à recevoir le nouveau film. La bobine était à l'origine en bois. Le format 620 utilise une bobine en plastique plus fine, ce qui permet une plus grande longueur de pellicule (144cm, ce qui n'est malgré tout pas beaucoup et ne permet que 24 photos de format carré).

Il existe en plus un format basé sur le format du film cinéma 70mm (tout comme le format 24×36 est basé sur le film 35mm): ce sont les formats 116 et 616. Ces formats étaitent souvent utilisés par les photographes qui doivent faire de nombreux clichés (photographes d'école ou de mariage). Les bobines pouvaient contenir 30 m. de film, mais les tous premiers films de ce format ne permettaient que de prendre 6 photos (Brownie "Six").

Amateurs


Négatif format 135 (noir et blanc) 24 × 36mm

135 - 24 × 36

Ce format est né en 1936 et est devenu au fil des années la “référence”, si bien que les capteurs numériques sont comparés à ce format. Les capteurs full size (comme sur le Canon 5D) ont le même format que celui d'un négatif 24×36, ce qui fait que les indications de focale ont le même résultat en pratique. Les capteurs plus petits sont comparés au format: Canon utilise un capteur 1.6× plus petit sur sa gamme amateur.

Ce format argentique était le plus courant, et était disponible en de nombreuses versions: couleur, noir-et-blanc, négatif et positif. Des films sensibles à l'infra-rouge ont même été développés.

ce format donne les meilleurs résultast sur les appareils de classe amateur grâce à la grande surface utilisée. Le film a une grande dynamique (latitude de pose importante) et le grain n'est pas visible sur des impressions 20×30cm (pour peu qu'on utilise du film standard à grains fins).

Les années 60 ont connu une version “half frame” de ce film. Il s'agit en fait d'appareils photos utilisant la moitié de la pellicule. Olympus PEN a lancé ce format qui est devenu très populaire en Europe car il permettait d'utiliser des films courants dans des appareils plus petits. Et de plus, ils utilisaient mois de pellicule!

Aux Etats Unis, ce format n'a jamais pris pieds, car il concurrençait le format Instamatic et Pocket Instamatic. Les centrales de développement étaient pratiquement toutes liées à Kodak et ne pouvaient pas tirer d'épreuves (développer le film n'était pas un problème, puisque de la pellicule de format standard était utilisée).


Négatif couleurs format 126 28 × 28mm

126 Instamatic

Le format 126 est apparu après la seconde guerre mondiale (1963). Ce sont les Golden Sixties et on recherche un système plus simple pour charger le film. De cette manière, même les femmes pourront avoir leur appareil photo! Et cela continuera avec les formats suivant, qui sont tous destinés à un public fémini,; où la qualité de l'image a moins d'importance que les dimensions de l'appareil. Ma mère est passée par tous les formats: 126, 110 et même disc, tandis que mon père es est resté à son premier appareil 24×36.

Ce format utilise la même pellicule que le format 135, mais avec des perforations d'un seul coté seulement. Les photos étaient carrées (négatif 28×28mm dont 26.5×26.5mm était utilisé sur le tirage). La qualité de la pellicule était donc très bonne, mais les appareils disposaient d'une optique bon marché. Ah! les célèbres Instamatic! Le but était de fabriquer le plus d'appareils possible (pour pouvoir vendre plus de films), la qualité du produit n'avait que peu d'importance. On voit maintenant un développement identique avec les imprimantes qui ne coûtent pratiquement plus rien, mais quand il faut remplacer les cartouche cela te coûte plus que de prix de l'imprimante.

le format Instamatic a été protégé par brevet, ce qui fait que d'autres fabricants ne pouvaient pas mettre sur le marché des appareils plus performants.

Le format carré apporte un avantige technique: un cône de lumière plus restreint qu'avec un format 135 (utilisation d'optiques plus petites) tout en gardant une surface sensible suffisamment grande pour de bonnes photos.

Notez la présence d'une bande noire qui est exposée lors de la fabrication du film et qui doit permettre un tirage automatique plus précis (les niveaux blanc et noir sont ainsi parfaitement définis).


Négatif format 110 (couleurs) 13 × 17mm

110 Pocket Instamatic

Le format 110 est un format qui a vu le jour en 1972 et utilise un tout petit bout de pellicule. Les photos sont généralement de qualité déplorable et ne pouvaient pas être tirées à un format plus grand que le 9×13cm. Ma mère a reçu plusieurs de ces appareils: chaque fois qu'elle prenait un abonnement pour "Le club du livre" (devenu plus tard le musiclub) ou pour une autre firme de vente par correspondance. Ma mère s'ennuyait pendant que mon père bossait dur.

Le Pocket Instamatic est une évolution à outrance du concept “You push the button, we do the rest” lancé par Kodak. Et en effet, à part le déclencheur, l'appareil n'avait qu'un levier pour faire avancer le film, et parfois un bouton soleil - couvert. Tout comme le format 126, on n'utilise qu'une seule perforation par photo, ce qui permet un positionnement automatique lors du tirage. Encore un technicien de licencié!

Les formats Instamatics et Pocket Instamatic ont vu l'apparition des Flashcubes, de petits flash au magnésium avec 4 ampoules. L'avancement du film faisait tourner le flash pour la photo suivante. Le flashcube utilisait une pile pour allumer le flash (composé de fil de magnésium dans une athmosphère d'oxygène).

Le magicube qui lui ressemblait pouvait se passer de pile, l'allumage du flash était provoqué par la détente d'un ressort qui venait frapper une capsule de fulminate de mercure.

Contrairement au format 135, il n'existait pas de flash électronique pour le format 110.

Disc

Mais il est possible de faire encore plus mauvais: le format disc lancé en 1982 utilise un format de 8 × 11mm. De nouvelles émulsions photographiques étaient nécessaires pour éviter un grain trop apparent. Le tirage devait se faire avec des optiques de projection spéciales (brevetées par Kodak, évidemment). De nombreuses centrales de développement ont préférer utiliser des optiques standard avec une réduction de la résolution (déjà pas fameuse à l'origine).

Le nombre de prises de vues était limité, le développement et le tirage complexe et le disque était cher en comparaison de son concurrent le format 110. Le négatif était minuscule, il fallait une loupe pour retrouver un original. Ce format n'a jamais connu un grand succès et a été retiré du marché avant le 126 et le 110 qu'il était sensé remplacer.

240 - APS

Le format APS Advanced Photo System est apparu en 1996 alors que tout le monde savait que le numérique était prêt à investir le marché. Le format avait quelques avantanges, notament la possibilité de changer de pellicule en milieu de film (le film disposait d'une bande magnétique où étaient repris les paramètres de la photo).

Ce format n'a jamais pris chez les professionels, qui lui ont reproché le format trop petit, et chez les amateurs qui n'étaient pas particulièrement à la recherche d'un format tout compte fait moins performant que leur bon vieux 24×36.