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Quelques procédés utilisés en imprimerie sont traités plus en détail sur cette page.

La page précédente traite des grands procédés classiques: presse, offset, hélio, sérigraphie (impression par relief positif, impression à plat, impression en creux et pochoir).

Autres procédés d'impression

Duplicateur à alcool

Le duplicateur à alcool (ronéo) n'est pas un procédé d'impression à proprement parler. Lors de la préparation de la page, l'encre est transférée d'un papier carbone spécial (papier hectographique, généralement mauve) sur le papier "master". On peut utiliser une machine à écrire et même dessiner (cele fonctionne mieux que le stencil classique). Le master est ensuite placé dans le duplicateur. Chaque feuille à imprimer est légèrement imbibée d'alcool, et cet alcool dilue une partie de l'encre du master. Les copies deviennent de moins en moins contrastées. Un avantage est qu'il est possible d'utiliser plusieurs couleurs.

Ce procédé a été utilisé dans les écoles (où il a lentement été remplacé par le stencil, permettant de faire plus de copies), pour la réalisation de fanzines,...


Xérographie et jet d'encre

Les imprimantes utilisées chez les particuliers ne sont pas destinées à une utilisation industrielles, elles ne sont pas conçues pour tenir le coup rès longtemp. Au bout de quelques milliers de pages, le papier n'est plus pris correctement, ou il se met de travers,... L'imprimante est bonne pour la poubelle.

La xérographie (imprimantes laser) utilise un cylindre recouvert d'une couche photoconductrique. Le cylindre est chargé électriquement à une très haute tension, puis déchargé localement par un rayon laser aux endroits qui ne doivent pas recevoir d'encre. Les endroits chargés attirent une encre spéciale, qui est ensuite transférée sur le papier. L'encre est liquéfiée par le passage sous une lampe infra-rouge.

Les imprimantes laser professionelles sont utilisées en imprimerie pour réaliser controler la mise en page et pour imprimer rapidement des petites séries sans avoir à réaliser un master.

Dans l'industrie, l'impression à jet d'encre permet d'ajouter rapidement des données sur les emballages (date de péremtion, lot,...) On n'utilise pas une tête d'impression avec de nombreuses buses, mais soit une déflection électrostatique du jet d'encre, soit un nombre réduit de buses. L'exemple à droite utilise une déflection des gouttelettes d'encre électrostatique, cela se voit au placement irrégulier des points.


Offset

D'un autre coté, on utilisait des imprimantes offset dans les petites et moyennes entreprises, par exemple pour imprimer des listes de prix. Les factures et le papier à en-tête étaient imprimés dans une imprimerie classique, mais les petites séries étaient réalisées sur place.

L'imprimante offset dans les années 1960 - 1970 avait la fonction de l'imprimante laser actuelle. Une alternative meilleur marché était le stencil, produisant une qualité d'impression un peu moins bonne, mais étant plus simple à utiliser.

L'imprimante offset sous ses différentes variantes permet de réaliser soit des petites séries soit des millions d'exemplaires. La première machine à droite est une imprimante offset de bureau, la seconde est utilisée dans l'imprimerie (deux couleurs). On remarque les nombreux rouleaux pour l'étalement correct de l'eau et de l'encre, une des caractéristiques de l'offset. Il y a un cylindre d'impression unique au milieu de la machine.


Linotype, Intertype, Monotype

La linotype était la machine à composer utilisée pour réaliser rapidement la coulée des lettres en plomb qui serviront à imprimer rapidement les journaux et les périodiques. L'impression se faisait sur des presses rotatives (en relief positif). On n'utilisait pas du plomb pur, mais on y ajoutait certains métaux pour le rendre plus solide.

La linotype avait au dessus un magasin avec toutes les lettres (90 caractères différents). Pour changer de police, il fallait remplacer le magasin de caractères. Il était également possible d'introduire manuellement certains caractères spécifiques qui étaient peu utilisés. Les lettres étaient en alliage de cuivre pour tenir le coup très longtemps.

L'opérateur (le composteur) introduisait son texte sur un clavier spécial, avec à gauche les minuscules, au milieu les chiffres et les caractères spéciaux et à droite les majuscules. La fonction du "shift" permettait de passer de la police normale à une police grasse ou cursive: chaque caractère dans le magasin pouvait imprimer normalement ou en gras/cursif.

La barre d'échapement était située à l'extrème gauche et plaçait un caractère spécial sur la ligne à imprimer, un caractère qui pouvait devenir plus ou moins large et permettait ainsi la justification automatique.

A chaque pression sur une touche, la lettre correspondante était libérée du magasin et venait s'ajouter à la ligne. Quand la ligne était complète, elle était coulée en une fois et les lettres en cuivre étaient récupérées et renvoyées au magasin.

Il était également possible d'introduire le texte via une bande perforée. Les textes pouvaient ainsi être envoyées de la rédaction via ligne téléphonique ou telex.

Il n'était pas possible de changer de police d'écriture au milieu d'une ligne et les composteurs tentaient de minimiser le nombre de changements de police, car cela nécessitait le remplacement du magasin.

La linotype était pleine de petits trucs géniaux, comme par exemple la justification automatique ou la redistribution des letters qui avaient servi. Les caractères étaient proportionels, ce qui faisait la différence avec les machines à écrire de bureau. Un bel exemple se trouve sur cette video youtube.

Linotype a racheté pratiquement tous ses concurrents et les a retirés du marché (sauf Intertype), ce qui fait que toutes les machines étaient similaires, à part la distribution des touches du clavier (et donc des lettres disponibles) qui dépendait de la langue locale.

Mais la linotype avait certains défauts, comme par exemple le fait que la coulée se faisait ligne par ligne et qu'il n'était donc pas possible de changer de police d'écriture en milieu de ligne. Le crénage (approche de paire) n'était pas possible, le blanc entre les lettres d'un mot n'était pas bien distribué.

La Monotype fonctionne un peu de la même manière, mais ici les lettres sont coulées individuellement, et non plus ligne par ligne. Il y a une séparation entre la composition et la coulée des lettres (deux machines distinctes). Le transfert des textes entre les deux machines se faisait par bande perforée.

Du fait de sa grande vitesse et de sa facilité d'utilisation, la linotype était principalement utilisée pour les journeaux, tandis que la monotype pour les livres.

L'intertype (dernière photo à droite) se trouve au musée du Bois du Cazier. Il y a également des machines à la Maison de l'imprimerie à Thuin.


Couleur
(quadrichromie, hexachromie,...)
Les différentes couleurs sont appliquées individuellement. L'impression la plus connue est la quadrichromie où les couleurs sont le cyan, le magenta, le jaune et le noir. Une combinaison de ces couleurs relativement claires permet d'obtenir pratiquement toutes les teintes désirées. Le noir est utilisé pour les textes et pour donner du contraste aux parties sombres d'une image.

Dans certaines applications très critiques, on utilise l'hexachromie où on ajoute deux couleurs: le vert et l'orange. Ces deux teintes sont difficile à reproduire en quadrichromie.

On utilise parfois des couleurs d'accompagnement qui sont utilisées pures. Le but ici n'est pas d'obtenir des tons différents, mais des effets spécifiques, par exemple un aplat pour la réalisation d'un logo d'entreprise (permettant d'obtenir une surface bien nette et définie sans trame). Ou bien on utilise des encres fluorescentes, des encres au reflets métalliques, des encres magnétiques, etc.

Les premières impressions couleurs sont réalisée via le procédé de l'héliogravure, en retouchant manuellement plusieurs plaques qui sont identiques au début. C'est la photochromie. Chaque plaque est "corrigée" pour reproduire une seule teinte: pour reproduire du vert, on bouche l'endroit du vert sur les différentes plaques, sauf la plaque qui sera utilisée pour le vert.

Ce n'est que plus tard qu'on va utiliser des filtres couleurs qui vont exposer différemment les négatifs (séparations), permettant une automatisation du procédé.

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