Photographie » Technique » Retouches sur ordinateur » Les méta-données d'une photo

En plus de la photo, les fichier JPEG contiennent des données supplémentaires relatives à la photo: les balises, headers, méta-données ou meta-data sont présentes dans pratiquement toutes les photos prises par un appareil photo et peuvent être lues par la plupart des programmes de traitement d'image récents.
Attention si tu utilises un ancien programme (d'avant 2003): il est possible qu'il efface ces données qui sont incompréhensibles pour lui.

Les balises meta-data

Balises EXIF
Exchangeable Image File Format

et

IPTC
International Press Telecommunications Council
Voici les paramètres d'un reflex Canon utilisé avec une optique Canon EF 100mm ƒ/2.8 MACRO USM. La photo correspondante se trouve plus bas.

Et voici la photo. Il faisait beau et je suis sorti sans régler l'appareil photo. C'est en analysant la photo par après (en notant ses défauts) et en vérifiant les méta-données qu'on apprend à faire de bonnes photos.

Utilisation pratique des balises EXIF

Correction automatique de certains défauts des optiques


Image d'origine


Correction par logiciel

Une fonction très utile est la correction automatique des défauts de l'optique. Chaque optique produit des déformations caractéristiques qui peuvent être réduites: vignettage, aberrations chromatiques, distortion en barillet ou en croissant. Il existe des programmes qui corrigent automatiquement ces erreurs (DXO est le plus connu). Cette correction s'effectue de manière transparente (sans que l'utilisateur le remarque) pendant le transfer de la photo de l'appareil de prise de vue à l'ordinateur.

Il est important que cette correction se fasse sur la photo brute, donc avant qu'elle n'ait passé par des programmes comme Photoshop. L'amélioration de la photo est nettement visible, mais certaines déformations ne peuvent pas être corrigées (défaut de netteté, bougé, sur-exposition, sujet qui a les yeux fermés,...)

Notice de copyright

On peut dire beaucoup de mal de facebook, mais au moins ils reprennent la balise du copyright sur les photos, probablement pour éviter un proces sur les droits d'auteurs. La balise de copyright est aussi une donnée présente dans les fichiers JPEG.

Il est possible de créer ou de modifier la notice de copyright grâce au logiciel fourni avec l'appareil photo (à droite: utilitaire Canon).


Notice de copyright reprise automatiquement
Comme photographe tu peux donc envoyer tes photos aux modèles: si les modèles placent tes photos sur leur profil facebook, automatiquement le texte du copyright sera repris. C'est presque trop beau pour y croire! Evidemment, les modèles peuvent effacer la notice de copyright, mais alors il ne s'agit plus de Sorry, j'ai oublié, mais d'un acte délibéré.

Le format EXIF est un format ouvert, c'est à dire qu'il est accessible à tous. Il est donc possible d'ajouter des données GPS à la photo (l'endroit exact à quelques mètres près où la photo a été prise) et même un texte libre.

Une autre fonction est utilisée par les agences qui recherchent de nouveaux modèles (je l'ai découverte en 2005 alors que je faisais des photos pour une agence de Bruxelles). On demande aux modèles d'envoyer une photo récente. Mais l'est-elle vraiment? Il est possible de découvrir la date de production d'une photo en analysant les balises EXIF. Il existe même un plug-in pour Firefox qui permet d'obtenir la date d'une photo publiée sur le net avec un clic droit.

Les balises EXIF sont aussi importantes si tu désires controler quel choix a été le bon lors de la prise de plusieurs photos. Par exemple la photographie d'une rivière: il est possible d'utiliser un temps de pose court ou long avec un résultat totalement différent. Avec un temps de pose court, l'eau semble figée dans son mouvement, elle semble gelée. Le moment où la photo est prise est aussi important, par exemple lors d'un coucher de soleil: soit il y a trop de lumière et l'image est sur-exposée (l'appareil photo est sensible aux rayons infra-rouges), soit il ne reste plus qu'une dominante rouge.

Film autographique

comme quoi on n'a rien inventé...

Mais les données enregistrées sur le cliché même existaient déjà pendant la première guerre mondiale!

A cet époque, on utilisait principalement du film en rouleaux (par exemple le format 120 qui existe encore maintenant). Ce format se compose d'un film et d'un papier intercalaire collé au film (backing paper). Le film autographique utilise un papier spécial sensible à la pression, une sorte de papier-carbone.

L'appareil photo est équipé d'une trappe qui laisse entrevoir le papier. La trappe se situe juste entre deux photos. On peut faire de courtes annotations sur le papier avec un stylo à pointe métallique. Le papier laisse passer la lumière là où il a été écrasé. On expose alors le film avec la trappe ouverte pendant quelques secondes en plein soleil.

Après le développement, on avait donc les négatifs, avec entre eux les textes ajoutés. Ce système ne sera plus utilisé dès que les émulsions deviendront plus sensibles (juste avant la seconde guerre mondiale). La trappe qui ne fermait pas toujours hermétiquement laissait des trainées sur le film.

Databack

Plus tard, bien plus tard, un système similaire sera utilisé sur les appareils haut de gamme où une barre de leds expose une partie du film et permet différentes annotations.

Le texte très limité apparait sur le film entre deux images ou au dessus des perforations et n'est pas reproduit lors du tirage. Ce sera juste avant l'apparition de l'APS qui, avec sa bande magnétique incorporée, permet des annotations automatiques.

Comme quoi, tout a déjà été inventé, et bien plus tôt que tu ne le penses!

En plus des balises EXIF (Exchangeable image file format) qui contiennent les informations techniques relatives à la photo (temps de pose, diaphragme, valeur ISO, etc) on trouve également des balises IPTC.

Les balises IPTC (International Press Telecommunications Council) contiennent des informations sur le contenu de la photo. Les balises IPTC contiennent des valeurs comme le nom du photographe, le sujet de la photographie, les mots-clefs pour catégoriser la photo, le copyright, etc.

Une partie des balises IPTC peut être générée par l'appareil photo (photographe, copyright), d'autres balises doivent être introduites dans le logiciel de traitement des photos. ce logiciel permet alors de trier les photos par mot-clef, etc.

Ce second type de balises est fortement utilisé par les agences de presse pour retrouver rapidement une série de photos en se basant sur des mots clefs (nom du photographe, sujet, etc).


Notice de copyright


Databack

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