Photographie » Technique » Retouches sur ordinateur » JPEG et RAW » Commentaires

Mon texte à propos de la validité du format RAW a attiré l'attention. Voici quelques commentaires.

Reçu un petit message, que je m'enpresse de publier: (ma réponse est à droite)

Bonjour,

Si je suis photographe amateur et débutant en numérique, je suis infographiste depuis 1989, photographe depuis 1980 et ce que tu dis sur le RAW m'interpelle quelque peu.

Si en développement automatique (dématriçage) tu as raison, mais dès lors que l'on fait usage d'un logiciel de traitement RAW là toutes les informations sont traitables et donc utiles.

Ce qui me choque le plus c'est la formule RAW = négatif — JPEG = diapo

Si le RAW est bien un fichier brut du fabriquant demandant un traitement informatique que l'on peut comprendre comme étant un développement en quelque sorte, par contre je ne pourrais jamais prendre le JPEG comme étant égale à une diapo. La qualité d'une diapo était supérieure au traitement papier, là c'est l'inverse…

De plus les 2 formats ont leurs utilités :

Pour faire simple si l'on photographie uniquement en priorité vitesse il faut privilégier le JPEG et en priorité diaphragme ce sera le RAW qui est préférable.

Par contre enregistrer les deux me semble là moins compréhensible.

Tu cites toi-même le zone-system qui demande une partie en prise de vue mais aussi une autre au labo (temps de développement en n+1 ou n-1 et température du bain en n+1 ou n-1, pour en faire un raccourcis…) pour ré-étaler les zones.

Tu dis également que le format RAW n'est pas un format abouti parce qu'il dépend du fabricant. En informatique c'est un grand classique, nombres de format image et son sont propriétaires.

Tu dis ensuite que le format RAW est redondant, peut-être si l'on tente de le comparer avec le JPEG, mais si l'on utilise un logiciel de traitement spécifique non, toutes les informations peuvent servir…

Le fichier JPEG est codé en 8 bits compressé à perte, 256 informations maxi… Le RAW lui s'il est codé en 14 bits comporte 16 384 informations qui sont irrécupérables une fois compressés en 256 bits

Il ne faut pas oublier d'où vient la valeur de 256, cette valeur c'est que l'œil moyen n'est capable de différencier que 250 niveaux différents d'une même couleur, mais doit-on se limiter à ce format dans un format informatique ? Ce que traduit le film argentique est plus large que ce que permet actuellement le numérique. La seule manière de récupérer ces informations c'est justement en codant sur 14 ou 16 bits (bit et octet sont des mots français et prennent un S au pluriel…) que l'on peut récupérer la plupart des plages argentiques au traitement manuel.

Pour finir ce qui est vrai un jour techniquement (le niveau de bruit informatique par exemple) ne l'est déjà plus ou ne le sera plus très rapidement. On ne peut pas être catégorique pour l'avenir et il vaut mieux de préciser “à ce jour”. La capacité de ne traduire que dès les 4 premiers électrons créés actuellement est l'un des défis techniques qui se présentent aux fabricants. La capacité de descendre l'ISO de base en dépend en partie et je pense que çà viendra assez rapidement.

Cordialement, Gilles

RAW au lieu de JPEG:
commentaires

Merci de ton message.

Je sais que ce texte attire l'attention, c'est pour cela que je l'ai publié.

Pour faire un résumé très court du texte, c'est que les utilisateurs finaux (pilote d'imprimante, publication sur la toile, photos envoyés aux modèles,... la pratique, quoi) travaillent tous en 8 bits.

Pour ce qui est de l'équivalence JPEG = diapo, je veux dire que le format JPEG est le format définitif, celui qui sera utilisé (pas que sa qualité soit inférieure/égale ou supérieure à une diapositive). National Geographic n'acceptait que des diapositives (et de préférence du Kodachrome, parce qu'il n'y a qu'une seule formule pour développer le Kodachrome), justement parce qu'il n'y a pas d'interprétation possible (tirage négatif). La diapositive est le format définitif, c'est celui-là qu'a voulu le photographe.

Le but de mon texte est de dire que le format RAW n'est pas la panacée. Il a son utilité s'il est utilisé à bon escient. Il n'y a pas que le HDR qui profite du format RAW. Je n'ai jamais dit que le format RAW n'a pas son utilité. Mais comme vous le dites vous-même, nos yeux ne sont pas en mesure de voir plus de 250 paliers (en couleur, ce n'est pas nécessairement le cas en noir et blanc).

Il vaudrait mieux dès le début tenir compte de ces limites, aussi bien celles des appareils reproducteurs que de nos yeux, au lieu de photographier un peu n'importe comment, et espérer que le mode RAW limite la casse. C'est cela que je remarque: des blancs cramés et des couleurs qui ne correspondent pas à la réalité (retouche manuelle de la balance des blancs sur un écran bon marché). De nombreux photographes se disent "professionnel" parce que qu'ils travaillent en RAW.

Bien à vous,

Bonsoir,

Je rajouterai ceci, le 8 bits est quasi mourant, même si on le croit devenu un standard indétrônable, on sait hélâs que rien est immuable en informatique…

Les processeurs et les OS sont déjà en 32 bits et les fichiers f HDR vont de 32 à 96 bits.

Les imprimantes et les scanners n'ont plus seulement les 4 couleurs primaires et des fichiers devront ôt ou tard suivre.

Le cinéma avec la vision stéréoscopiques (dit 3D) et ses cadences à 50, 100, 60 et 120 images par secondes en très grands formats pour certains HDR demandent de nouveaux formats standards, même si pour l'instant le résultat comme en photographie est traduit dans des cadences et des formats actuels.

Pour finir, nous sommes effectivement capables de ne discerner que 250 valeurs de tons mais des travaux récents pour le cinéma montrent que nous sommes aussi capables de discerner si un dégradé n'est constitué que de 250 valeurs seulement et nous sommes aussi capables de voir un léger scintillement avec les cadences actuelles (50 et 60 fps).

D'où l'usage de ces nouvelles cadences et nouveaux formats de fichiers en cours de tests.

Quand cela touchera la photo numérique je ne pourrais le dire mais c'est en marche…

Je vous permets de publier mon texte.

Cordialement, Gilles

Actuellement les OS en sont à 64 bits, et windows est toujours aussi lent, si pas plus. Plus de bits est surtout un argument commercial, en pratique cela n'est pas un progrès évident.

Je ne remarque pas que le 8 bits est mourant, quand je voit la pléthore de smartphones et de tablettes qui ont tous un capteur qui fournit au mieux 8 bits. Le format JPEG tant décrié est même trop bon pour un smartphone. Tout le monde n'a pas les moyens de s'acheter un Phase One, et si un téléphone peut prendre des photos, pourquoi pas, cela permet d'éviter d'acheter un vrai appareil photo.

Il y a un avantage indéniable à avoir des scanners en 16 bits pour capter toute l'information d'une dia ou pour discerner les plus menus détails d'un négatif couleur. Mais du coté de l'impression, on a beau utiliser l'hexachrome (en professionnel) ou les couleurs cyan et magenta plus diluées (imprimantes grand public), finalement le papier ne permet pas de rendre toutes les nuances (aussi bien le papier photographique que le papier d'impression).

Le monde est en effet peuplé de formats propriétaires (le GIF, en particulier…). Mais la différence avec le RAW, c'est qu'ils ne changent pas selon l'odinateur ou le système d'exploitation. Ubuntu, windows 8, MacOS, tous savent lire le format GIF. Il sera toujours possible de lire une image GIF (ou un fichier PDF,...), mais le RAW est lié à un type de capteur particulier. Le format DNG est lui universel, mais il est curieusement boudé par les fabricants.

Je me base sur la pratique très concrète (je travaille dans un magasin comme technicien). Le 3D semble en perte de vitesse au profit des méga-écrans super-plats. On peut inventer n'importe quoi, encore faut-il que le public suive. Et qu'achète-t-il? Des APN compacts ou des systèmes bon marchés où le +8 bits n'a pas de raison d'être.

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